Historique de l'Intelligence Artificielle durant le XX eme siecle

L'origine de l'intelligence artificielle se trouve probablement dans l'article d'Alan Turing « Computing Machinery and Intelligence » (Mind, octobre 1950)[], où Turing explore le problème et propose une expérience maintenant connue sous le nom de test de Turing dans une tentative de définition d'un standard permettant de qualifier une machine de « consciente ». Il développe cette idée dans plusieurs forums, dans la conférence « L'intelligence de la machine, une idée hérétique »[, dans la conférence qu'il donne à la BBC 3e programme le 15 mai 1951 « Est-ce que les calculateurs numériques peuvent penser ? »[] ou la discussion avec M.H.A. Newman, AMT, Sir Geoffrey Jefferson et R.B. Braithwaite le 14 et 23 Jan. 1952 sur le même thème.

On considère que l'intelligence artificielle, en tant que domaine de recherche, a été créée à la conférence qui s'est tenue sur le campus de Dartmouth College pendant l'été 1956[ à laquelle assistaient ceux qui vont marquer la discipline. Ensuite l'intelligence se développe surtout aux États-Unis à l'université Stanford sous l'impulsion de John McCarthy, au MIT sous celle de Marvin Minsky, à l'université Carnegie Mellon sous celle de Allen Newell et Herbert Simon et à l'université d'Édimbourg sous celle de Donald Michie. En France, l'un des pionniers est Jacques Pitrat.

 

1930 - Gödel, Church, Herbrand, Türing étudient la possibilité d'automatiser le calcul et le raisonnement.

1943 - Premiers ordinateurs.

1945 - Zuse, un des pères des premiers ordinateurs, programme les règles du jeu d'échecs.

1949 - Shannon, promoteur de la théorie de l'information, propose une méthode pour jouer aux échecs.

1950- Türing, un des premiers informaticiens, l'affine et simule à la main

1954 - Newel a un projet de programme d'échecs. Il travaille avec Show, Simon et des psychologues, dont De Groot qui a étudié de grands joueurs d'échecs.

Ceci aboutit à la création d'un langage pour manipuler des informations symboliques :

IPL1 (1956), père de LISP (MacCarthy 1960).

1956 - LOGIC THEORIST (Newel - Show - Simon) est le premier programme de démonstration en Logique des propositions. Le nom "artificial intelligence" est introduit.

1957 - Le programme d'échecs NSS a la même structure que LOGIC THEORIST. On a les notions de situation souhaitable, d'heuristique (règle qui permet de faire un choix en l'absence de résultat théorique sûr).

Puis GPS, "General Problem Solver", est général et est caractérisé par l'analyse de différences entre situations et la construction de buts et sous-buts.

1958 - Newel et Simon pensent qu'avant 1968, un programme sera champion d'échecs et démontrera un important théorème mathématique!

1959 - Samuel réalise un programme qui joue aux checkers (dames américaines) et "apprend" (coefficients ajustés avec l'expérience)

1960 - Gelertner réalise un programme qui démontre des théorèmes de géométrie, par exemple: Un triangle qui a deux angles égaux, a aussi deux cotés égaux. (Le programme en donne une meilleure démonstration que celle habituellement enseignée). Ce programme est capable d'utiliser (provisoirement ou non) un raisonnement non rigoureux. Il utilise les symétries logiques d'un problème.

1961 - On s'intéresse au traitement du langage avec une application sur la recherche d'information dans des bases de données. BASEBALL (Green) répond à des questions sur les matches.On pense pouvoir faire de la traduction automatique, par analyse syntaxique et des dictionnaires, mais cela ne suffit pas!

1965 - La Méthode de Résolution (Robinson) est utilisée en Démonstration automatique de théorèmes (Slagle - Green - Kowalski), en Vérification de programmes (King - Waldinger), en Manipulation d'objets (Nilson - Fikes). Cette méthode a donné naissance au langage PROLOG (Colmerauer 1971).

1967 - Le premier programme d'échecs ayant des performances satisfaisantes est dû à Greenblatt. Il bat un joueur normal.

1968/75 - Le traitement des langues naturelles introduit des méthodes de représentations et de programmation : réseaux sémantiques (Quillian), frames (Minsky), scripts (Schank).

1971 - Moses fait le point sur les méthodes de calcul formel (normalisation, simplifications …)

 

 

1970 marque un tournant:

 

avant: les méthodes sont des améliorations du combinatoire: on restreint l'énumération exhaustive à l'aide du bon sens, de fonctions d'évaluations et d'heuristiques.

après : les chercheurs sont convaincus que les programmes doivent avoir une connaissance approfondie du domaine étudié.

d'où les problèmes : quelles connaissances ?

comment les donner ?

comment les représenter ?

comment les utiliser ?

Un programme d'IA doit avoir toute la connaissance nécessaire et ne l'utiliser qu'à bon escient.

Ces idées ont conduit à la réalisation et à l'étude des systèmes experts ou systèmes à base de connaissances

 

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